Le Gué Béranger est un lieu de passage au rôle important : stratégique en temps de guerre (bataille Val ès Dunes), mais également économique en temps de paix puisque c'était le siège d'une foire ducale à la fin du XIIème siècle jusqu'au début du XVIIème siècle, on la mentionne encore dans un texte de 1616. Elle disparait ensuite, après quatre siècles et demi au moins d'existence.
   Un impôt public (le poudrage) était perçu à cette occasion par les riverains, pour le Trésor Royal. Cette taxe très rare (survivance probable d'un impôt franc voire romain : le pulveraticum), levée lors d'une foire située le long d'une route antique, était vraisemblablement liée à l'entretien de la chaussée et au maintien de la sécurité publique (service de garde).
   Dans le cas de la foire du Gué Béranger qui devait se tenir le 24 Juin, jour de la Saint Jean-Baptiste, la taxe était perçue trois jours avant et trois jours après.